France
Nadia Boulanger a connu la notoriété au XXe siècle comme professeure de composition. Son œuvre de compositrice est par contre peu connu. Dès les années 1920, elle a cessé de croire en son talent créateur et s'est consacrée à la promotion de l'œuvre de sa sœur Lili. Elle naît à Paris en 1887 dans une famille de musiciens : sa mère, Raïssa Mischetsky, est cantatrice amatrice, et son père, Ernest Boulanger, est compositeur et professeur de chant. Des musiciens éminents fréquentent sa famille, comme Gabriel Fauré, Charles Gounod, Jules Massenet et Camille Saint-Saëns. Son palmarès au Conservatoire de Paris est impressionnant : entre 1898 et 1904, les prix de solfège, harmonie, orgue, accompagnement, contrepoint et fugue. Mais elle vise le concours du Prix de Rome qui s’était ouvert aux femmes en 1903. Sa troisième tentative, en 1908, est couronnée par un Deuxième Second Grand Prix. Elle se présente à nouveau en 1909, sans succès, et abandonne l’espoir de devenir la première femme titulaire du Prix de Rome de composition, un destin qui sera réservé à sa sœur Lili en 1913. Elle poursuit néanmoins ses activités créatrices et débute aussi ses activités de chef d'orchestre, dirigeant certaines de ses mélodies orchestrées et, en janvier 1913 à Berlin, sa Fantaisie pour piano et orchestre avec le célèbre pianiste Raoul Pugno, son mentor. La pièce est reprise à Paris en février 1913. Mais la mort de Raoul Pugno, fin 1913, semble avoir sonné le glas des ambitions compositionnelles de Nadia Boulanger. Les deux artistes avaient conçu ensemble en 1909 un cycle de mélodies, Les Heures claires, et travaillaient à un opéra, La Ville morte, sur un livret de Gabriele D'Annunzio adapté de La Città morta (1896). Programmé pour la saison 1914-1915 de l'Opéra-Comique, il n'est finalement pas représenté à cause de la guerre. Avant 1921, Nadia Boulanger compose encore quelques mélodies avant de se consacrer à la direction et à la pédagogie.

– Florence Launay –
Œuvres référencées sur Demandez à Clara
[Instrumental (solo)]
Petites Pièces - piano - 1914
Vers la vie nouvelle - piano - 1918
[Musique de chambre (max. 9 instruments)]
Trois Pièces (arr.) - alto, piano - 1914
[Musique vocale]
Ach ! Die Augen sind es wieder - voix moyenne, piano - 1908
Allons voir sur le lac d’argent - voix moyenne, piano - 1905
Aubade - voix moyenne, piano - 1902
Cantique – Lux Aeterna - voix moyenne, violon, violoncelle, harpe, orgue - 1909
Cantique - voix moyenne, piano - 1909
Chanson - voix moyenne, piano - 1909
Désespérance / Un grand sommeil noir - voix moyenne, piano - 1902
Ecoutez la chanson bien douce - voix moyenne, piano - 1905
Elégie - voix moyenne, piano - 1906
Extase - voix moyenne, piano - 1901
Ilda - voix moyenne, piano - 1906
La Mer - voix moyenne, piano - 1910
Le Beau navire - voix moyenne, piano - 1910
Les Heures claires - cycle mélodies - 1909
Les Heures ternes - voix moyenne, piano - 1910
Mon coeur - voix moyenne, piano - 1906
Mon âme - voix moyenne, piano
Mélodies, vol. 1 - voix moyenne ou élevée, piano
Mélodies, vol. 2 - voix moyenne ou élevée, piano
Mélodies, vol. 3 - voix moyenne ou élevée, piano
Poème d’amour - voix moyenne, piano - 1907
Prière - voix moyenne, piano - 1909
Six Mélodies - voix moyenne, piano - 1921
Soir d’hiver - voix moyenne, piano - 1915
Soleils couchants - voix moyenne, piano - 1907
Un grand sommeil noir - voix moyenne, piano - 1906
Versailles - voix moyenne, piano - 1906
Was will die einsame Thräne - voix moyenne, piano - 1908
À la Mer / La Sirène - voix moyenne, piano - 1908
Ô schwöre nicht! - voix moyenne, piano - 1906
Contributeur : Présence Compositrices - dernière mise à jour 3 juillet 2022

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